Mines & agriculture

SECTEUR AGRICOLE & MINIER

 

Le plus grand projet d’exploitation de mine de fer en Afrique.
Un nouveau code minier a été adopté le 9 septembre 2011 avec pour objectifs:

  1. sécuriser l’investissement étranger tout en préservant sa rentabilité ;
  2. assurer un revenu substantiel au pays ;
  3. fournir des emplois à la population ; et
  4. préserver l’environnement pour les générations futures dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant.

Depuis 2011, les grands projets sont initiés aussi bien dans la filière bauxite alumine que dans le fer. Le projet d’exploitation et d’exportation du gisement de fer de Simandou (bloc 3 et 4) est le plus grand projet en Afrique pour une production de 95 millions de tonnes et une enveloppe d’à peu près 19 milliards de dollars. Ce projet comporte également un important volet d’infrastructures, à savoir : la construction d’un chemin de fer Transguinéen de près de 800 kilomètres et un port en eaux profondes, dans la région de Forécariah (Guinée maritime).

Les projets d’exportation et d’exploitation de fer à Kaliya (Faranah) et à Forécariah. A Forécariah, la production démarre avec 3 millions de tonnes, la première année. Elle atteindre 10 millions à la sixième année.

Allocation budgétaire passant de 2 à 20%
« Avec les campagnes agricoles, le Président Alpha Condé a fait passer la part budgétaire allouée à l’agriculture de 2 à 20%, car l’agriculture est une priorité du gouvernement.
Pour la campagne 2012, l’importation d’intrants a été couplée avec celle de machines agricoles : 175 tracteurs, une cinquantaine de moissonneuses batteuses, des batteuses de riz, des motos faucheuses et des motoculteurs. Tous ces équipements ont été vendus aux paysans de Guinée à des prix subventionnés. Parallèlement, des contrats ont été signés avec des pays amis pour des aménagements indispensables à la maitrise de l’eau. Ce programme est la concrétisation de la volonté présidentielle d’exploiter le potentiel agricole du pays. 250 Milliards FG ont été alloués aux agriculteurs et agricultrices dans leurs villages, pour faciliter l’achat de semences de bonne qualité, d’engrais, d’herbicides, d’insecticides, pour revigorer le dispositif de recherche et de vulgarisation agricole, et pour désenclaver les zones de production ».

Pour la campagne 2012, l’importation des intrants (28 000 tonnes) a été couplée avec celle des machines agricoles : 175 tracteurs, une cinquantaine de moissonneuses batteuses, des batteuses de riz, des motos faucheuses et des motoculteurs. Tous ces équipements sont vendus à des prix subventionnés. Parallèlement, des contrats sont signés avec des pays amis pour des aménagements des plaines rizicoles indispensables à la maitrise de l’eau. Ce programme est la concrétisation de la ferme volonté présidentielle d’exploiter le grand potentiel agricole du pays que le chef de l’Etat qualifie à juste titre de « scandale agricole » ; ceci dans le but de « Produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons ».

Par la proportion de la population qu’il emploie et le potentiel non développé qu’il détient, le secteur rural est un secteur clé pour le développement de la Guinée, mais surtout dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

En effet, à l’instar des autres pays africains, la majorité de la population de Guinée pratique une activité rurale (80%) et elle représente 63% de la population pauvre.

Dans le secteur agricole, le pourcentage des femmes qui travaillent est supérieur à celui des hommes : 78,2% contre 49,3 %.
La Guinée possède un potentiel en terres arables évalué à 6,2 millions d’hectares dont 25% sont exploités et moins de 10% cultivés annuellement. Les pluies sont abondantes et varient entre 1100mm et 4000mm ; les ressources en eau de surface et souterraine sont importantes ; sur 364.000ha de terres irrigables, seuls 30.200ha sont partiellement aménagés.
Le pays dispose de quatre grandes régions agro écologiques :

    • La Basse Guinée ou Guinée maritime dont les sols sont le plus souvent argileux et assez fertiles (sols de mangrove, localement salés) dans les parties basses de la région ; dans les zones de piémont, la fertilité est plutôt réduite. Le potentiel hydro-agricole s’élève à 80.000 ha de bas-fonds (36 % du potentiel national) et 45 000 ha de plaines (28 % du potentiel national). La Basse Guinée est une région à grandes potentialités agricoles. Sa contribution dans la production agricole nationale de plusieurs produits est très importante comme : l’ananas, la banane douce, l’arachide, la mangue, le riz, l’anacarde.
    • La Moyenne Guinée dispose de 14 % du potentiel national en bas-fonds et de 18 % en plaines. Les activités agricoles se concentrent sur l’élevage dans les piémonts, et sur les productions végétales dans les bas-fonds. La contribution de la Moyenne Guinée dans la production nationale est particulièrement importante pour certains produits comme la pomme de terre, l’oignon, le maïs et le fonio. L’élevage constitue une activité cruciale dans la région et occupe plus de 70% de sa population rurale.
    • La Haute Guinée : les sols sont riches, en général, et la région dispose d’un important potentiel en eaux de surface et souterraine. La région a une vocation essentiellement agricole. Sa contribution dans la production nationale de plusieurs espèces vivrières et de rente est très importante, (coton, igname, manioc, fonio, arachide, maïs,). Son cheptel bovin représente 34 % du cheptel national, celui des ovins, 25 % et celui des caprins 17 %.

La Guinée Forestière : les sols sont en général ferralitiques, acides et peu fertiles. Cependant, des sols bruns jouissant de très bonnes caractéristiques agronomiques se rencontrent sur les sommets des collines. La Guinée Forestière est essentiellement une région à vocation agricole. La quasi-totalité du café et l’essentiel de la production du cola et de l’huile de palme du pays y sont produits. Sa contribution dans la production nationale des autres produits agricoles porte essentiellement sur : le riz, le manioc, la banane plantain, l’élevage porcin avec 91 % de l’effectif national, y est important.

L’agriculture guinéenne est du type extensif et traditionnel, utilisant très peu d’intrants agricoles et dont la production est dominée par les cultures vivrières : céréales et tubercules principalement. Les exploitations de type familial occupent 60% de la population et représentent 95% des terres cultivées. C’est essentiellement une culture de subsistance destinée à la satisfaction des besoins alimentaires de la famille.

Les cultures de rente sont représentées par le coton, le café, l’hévéa, les fruits et les légumes. L’élevage tient un rôle essentiel avec plus de 4,9 millions de bovins, 1,6 millions d’ovins, 1,9 millions de caprins, et plus de 95.000 porcins et 21 millions de volaille estimés en 2010.

Les thématiques « infrastructures intra-urbaines » regroupent l’ensemble des projets participant au développement équilibré et harmonieux d’une ville ou d’un pôle d’activité spécifique selon ses besoins actuels et les tendances futures.

Ici elles désigneront plus particulièrement les problématiques d’urbanisme, d’assainissement, de logement ou encore de circulation. Les paramètres à prendre en compte concernent donc autant le niveau de service offert actuellement aux habitants et sa qualité, que les besoins futurs des populations et acteurs économiques. A l’inverse les infrastructures interurbaines, traitées en parallèle, comprennent les actions et projets permettant l’interconnexion de ces pôles d’activité et de population. L’aménagement du territoire et l’urbanisme sont des disciplines bien représentées institutionnellement à travers les actions et agences du Ministère de l’Habitat et de la Construction, qui bénéficient d’effectifs de qualité. Pour autant les pressions sociales et urbaines ont été plus fortes et plus rapides que les capacités de mise en œuvre des politiques, devançant l’application des actions de planification. Le secteur est pourtant doté de documents de référence bien conçus et complets, bien qu’insuffisamment mis à jour:

  • Politique Nationale de l’Habitat de la Guinée(Vision Habitat 2021) élaboré en 2010,
  • Schéma National d’Aménagement du Territoire daté de 1991 (dont l’actualisation est nécessaire),
  • Code de l’Urbanisme adopté en 1998,
  • Code Foncier et Domanial (CFD) adopté en 1992,
  • Code des Collectivités Locales adopté en 2006,
  • 4 Schémas Régionaux d’Aménagement du territoire, 14 Schémas Directeurs d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) pour des villes secondaires, divers plans de développement Urbain (PDU) dont celui de Conakry, etc. des exercices nécessaires mais vite dépassés s’ils ne sont pas mis à jour.

Sans oublier:

  • Le plan quinquennal (loi n°007 du CNT du 7 Juin 2012),
  • Le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP 2013-2015).
  • Le Programme d’Investissement Public du Ministère du Plan 2013-2015,

La croissance démographique très élevée (elle frôle régulièrement les3% par an ces dernières années) n’explique pas seule les difficultés à se tenir à une politique d’aménagement stricte. La pauvreté et l’émergence d’habitations spontanées créent des urgences immédiates qui font dévier les budgets des préoccupations de long terme et l’ensemble de ces difficultés est accentué par un exode rural important. Les dynamiques sociales faisant pression en ville sont massives, difficilement contrôlables et continues.

En résulte une profonde crise du logement, la détérioration des espaces verts, des emprises foncières réservées et des places publiques ainsi que le détournement de leur vocation principale. Les villes se trouvent ainsi dépourvues progressivement de leurs espaces de décongestionnement et par conséquent, exposées à des risques de plus en plus importants de pollution, de saturation et de dégradation du milieu. Pour reprendre la situation en main, et anticiper les pressions ultérieures que le développement économique engendrera, d’importants efforts sont à fournir en termes de construction de logements, d’urbanisme et de décongestionnement des villes saturées, en particulier de Conakry où réside 1 guinéen sur 5.

La Guinée est un pays qui regorge de ressources naturelles lui conférant un potentiel de croissance suffisant pour émerger de la pauvreté. Ces ressources naturelles constituent un élément déterminant dans la mise en valeur des importantes opportunités de compétitivité du secteur agricole. Leur préservation exige, de la part des investisseurs, d’orienter l’agriculture sur des sentiers plus durables et moins prédateurs de ces ressources. Parmi ces ressources, on dénombre 6,2 millions de terres arables dont seuls 1,6 millions d’hectares sont actuellement exploités grâce en grande partie, aux investissements importants consentis par l’Etat dans l’aménagement des infrastructures rurales.
En outre, la Guinée dispose d’un réseau de pistes rurales d’environ 13 000 kilomètres entrecoupé par 1 300 cours d’eau avec des précipitations d’environ 1 500 – 4 000 mm d’eau.
Dans leur nouvelle vision de développement agricole, les autorités guinéennes tiennent à faire gagner à l’agriculture familiale et à l’entreprenariat agricole beaucoup plus de parts de marché intérieures et extérieures. A travers cette vision nationale qui intègre la Stratégie de Réduction de la Pauvreté, le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et le Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), la Guinée est résolument tournée vers l’avenir pour assurer la sécurité alimentaire et pour relever substantiellement les revenus des populations tant au niveau national que dans le cadre de l’intégration régionale.
A cet effet, il est prévu de mettre en valeur une grande partie du potentiel en terres irrigables estimé à 364 000 hectares dont moins de 8% sont actuellement mis en valeur.
Ainsi, face aux mutations du commerce mondial qui s’inscrivent dans les dynamiques de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et des Accords de Partenariat Economique avec l’Union Européenne (APE-UE), l’économie guinéenne s’insèrera dans ces processus tout en préservant les valeurs d’équité et de solidarité.

Cinq des six programmes du PNIASA ainsi que leurs 23 sous-programmes s’articulent sur le besoin pressant d’accroitre la productivité agricole comme préalable pour l’atteinte des objectifs de la sécurité alimentaire et de la lutte contre la pauvreté. A cet effet, durant les cinq premières années de sa mise en œuvre, le poids des infrastructures est très important correspondant à plus de 49 % des coûts totaux du PNIASA soit US$ 550 millions.
La projection des recettes publiques sur la base d’une croissance moyenne de 3% de la richesse nationale au cours des 10 prochaines années montre que le Gouvernement Guinéen ne serait pas en mesure de financer l’ensemble des programmes du PNIASA.
Le besoin annuel de financement extérieur du PNIASA se situe entre 60%-70% au cours des deux premières années et baisserait jusqu’à 15%-20% au cours des trois dernières années. Ceci impose non seulement la recherche d’un partenariat élargi (3P+, Build Operate Transfer – BOT etc.) qui réunirait l’Etat, les bailleurs, les investisseurs, les sociétés de mines, les ONG, les organisations de producteurs, les institutions financières etc. mais également l’obligation de travailler en synergie pour concevoir et mettre en œuvre les stratégies efficaces visant le recouvrement des coûts, la rentabilisation des investissements et la pérennisation des acquis.

L’agriculture de la Guinée est principalement celle de la subsistance dominée par un système traditionnel d’exploitation familiale à faible productivité. Or, le pays dispose d’un potentiel agricole immense encore peu exploité avec des conditions naturelles propices à l’agriculture, entre autres, une forte pluviométrie un important potentiel de plaines fluviales. Ainsi le pays devrait mettre à profit cet avantage naturel pour intensifier son agriculture, principalement par l’aménagement des superficies sous gestion rentable et durable visant l’exploitation des cultures et variétés à haut rendement. Le coût élevé des infrastructures se justifie par l’inexistence et/ou la destruction très avancée du tissu infrastructurel face aux besoins de maîtrise de l’eau, de la transformation des produits agricoles, animaux et forestiers, le désenclavement des zones de production et d’accès aux marchés locaux, nationaux et internationaux.

Les cultures d’exportation peuvent constituer une ressource essentielle pour l’économie guinéenne. Cependant, leurs exportations restent encore fortement dépendantes des matières premières traditionnelles peu ou pas transformées. De plus, les cascades tarifaires (taxation croissante à l’entrée sur le marché européen en fonction du degré de transformation) et les régimes commerciaux préférentiels ont encouragé les exportations de matières premières non transformées, laissant échapper ainsi les possibilités d’accroître la valeur ajoutée et l’emploi. En dehors de certaines filières d’exportation relativement bien structurées, la plupart des productions agricoles et alimentaires de la Guinée n’arrivent pas à satisfaire les marchés nationaux, régionaux ou internationaux du fait, entre autres, des faiblesses en matière de structuration des filières ainsi que de l’organisation des acteurs aux différents stades de production, transformation, stockage et mise en marché. Le faible niveau des exportations agricoles de la Guinée (environ 1 000 tonnes de mangues sur plus de 30 000 tonnes de potentiel d’exportation, 500 tonnes d’ananas sur plus de 5 000 tonnes, 20 000 tonnes de café sur plus de 50 000 tonnes, 10 000 tonnes d’anacarde, etc.) en constitue une illustration.

La commercialisation soulève quatre (4) problèmes :

  1. l’isolement du producteur par rapport au marché ;
  2. l’insuffisance des infrastructures ;
  3. les obstacles tarifaires, administratifs, logistiques, sanitaires ; et
  4. le manque d’opérateurs professionnels. Un tel environnement ne favorise pas les initiatives privées alors qu’il existe des opportunités nombreuses et diversifiées d’exportation (certaines variétés d’ananas, banane douce, légumes, fleurs et plantes ornementales) qui ne peuvent être exploitées que par le développement du professionnalisme.

C’est pour cette raison que la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA)-vision 2015 a inscrit en bonne place la relance des exportations agricoles. Cette politique est en harmonie avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA), adopté en 2003 à Maputo et la politique agricole de l’Afrique de l’Ouest (ECOWAP). Le marché sous régional représente en effet, un potentiel de plus de 220 millions de consommateurs de fruits et légumes, de produits halieutiques, de produits animaux et forestiers non ligneux. Il offre à la Guinée un environnement favorable, caractérisé par des mécanismes régionaux notamment, le Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO. La République de Guinée est par ailleurs bénéficiaire de plusieurs schémas de préférences commerciales notamment, le Système Généralisé de Préférence Commercial (SGP) dans le cadre des échanges commerciaux avec l’ensemble des pays développés, le régime « Tout sauf les armes » de l’Union Européenne (le Système Généralisé de Préférence Commercial – SGPC des pays membres de l’OCDE – hors UE), la loi des Etats-Unis d’Amérique sur la croissance et les opportunités en Afrique (African Growth and Opportunity Act – AGOA), et les avantages tarifaires accordés par le Maroc. De certaines de ces préférences, la Guinée n’a tiré que peu de profit (en particulier l’AGOA) en raison de la complexité des règles d’origine, des normes sanitaires et phytosanitaires et autres obstacles techniques au commerce (OTC) ainsi que la faiblesse de la production nationale.

Cette opportunité d’investissement s’inscrit dans le cadre du troisième programme du Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA) portant sur la Promotion des exportations agricoles et de l’agrobusiness, qui se décline en trois (3) sous-programmes que sont :

  • Amélioration du climat des affaires pour la promotion des exportations agricoles et le développement de l’agro-business ;
  • Amélioration des performances des filières agro-industrielles et d’exportation (agriculture, pêche, élevage, produits ligneux et non ligneux) ;
  • Développement des infrastructures de transformation, de conservation, de commercialisation et d’accès au marché.
    Les projets qui seront réalisés dans le cadre de ce programme permettront l’amélioration de la compétitivité des filières agricoles d’exportation sur les marchés sous régionaux et internationaux en vue de contribuer à l’équilibre de la balance commerciale de la Guinée et d’augmenter les revenus des acteurs. Les principaux produits agricoles ciblés sont : le café, le palmier à huile, l’hévéa, l’ananas, la mangue et l’anacarde.

Dès son élection à la Présidence de la République, le Professeur Alpha CONDÉ a inscrit la dynamisation du secteur agricole dans les priorités premières de son mandat en déclarant : « assurer et garantir la sécurité et la souveraineté alimentaires à tous les guinéens constituent des défis majeurs qui nous amènent à faire du secteur agricole l’une des priorités de notre quinquennat ». Il a également tenu à exprimer que« la volonté du gouvernement se traduira par une capacité de mobilisation et de gestion rationnelle des ressources ».

La volonté politique de la Guinée est de booster toutes les productions vivrières (céréales, tubercules, légumineuses) pour faire reculer la pauvreté en milieu rural, réduire la dépendance aux importations de riz, et générer de la richesse en accroissant les exportations vers les marchés étrangers.

Pour ce faire, dans le cadre du Programme National d’Investissement Agricole (PNIA), la planification de 3 campagnes agricoles s’étendant sur 3 ans a été élaborée en 2011. Le coût de chaque campagne a été estimé à 10 millions USD, soit 30 millions USD pour la période 2011-2013.

Les bénéficiaires des campagnes sont les organisations paysannes.

Les actions mises en œuvre lors de ces campagnes sont :

Mise en valeur de grands domaines agricoles en partenariat avec les populations locales ;

  • Achat et mise à disposition sur site d’engrais ;
  • Achat et mise à disposition sur site de semences ;
  • Achat et mise à disposition sur site d’insecticides ;
  • Acquisition et mise à disposition de matériel agricole mécanisé (tracteurs, moissonneuses, décortiqueuses, étuveuses…) ;
  • Achat de sacs d’emballage ;
  • Mise en place de circuits de commercialisation ;
  • Achat par le gouvernement du surplus des récoltes pour constituer un stock de régulation.

La première campagne a ainsi débuté en mai 2011 et reconduite en 2012. Elles ont connu une grande mobilisation des populations rurales ; une supervision des étapes de mise en œuvre dans chaque préfecture a été assurée par un membre du gouvernement.

Le financement a été essentiellement supporté par le budget national ; des appuis de pays amis en matériel et machines agricoles ont également été enregistrés.

Tirant l’expérience de ces campagnes, le gouvernement guinéen est à la recherche de financements et appuis pour renforcer et pérenniser l’action entreprise par :

  • L’acquisition de semences et intrants agricoles ;
  • L’achat de matériels agricoles mécanisés et la mise en place de centres de machinisme ;
  • La réalisation d’ouvrages de génie rural (digues de retenue, pistes et ponts de désenclavement) ;
  • Le renforcement des capacités de stockage et de conditionnement (hangars, sacs d’emballage et unités d’ensachage).

Au vu du potentiel en terres arables et du climat favorable, le secteur agricole guinéen pourra au terme de ce programme triennal connaître un démarrage solide, contribuer valablement au relèvement du niveau de vie des populations rurales, et participer de manière plus que significative au PNB encore trop dépendant de l’activité minière.

SECTEUR MINIER

 

Conscient de l’incidence de ces statistiques peu favorables sur la compétitivité des activités minières, le Gouvernement guinéen met l’accent sur la construction de centres de formation de développement des compétences autour du projet minier afin de d’offrir aux projets de travailleurs guinéens compétents. Suivant un modèle de réussite existant, le Gouvernement guinéen invite les donateurs intéressés à le rejoindre à mettre sur pied un Partenariat Public Privé (PPP) avec les compagnies minières actuelles ou futures pour la création d’un centre de formation

La République de Guinée est exceptionnellement riche en ressources minières dont les réserves sont variées et très importantes.

Elle détient ainsi :

  • Deux tiers des réserves mondiales de bauxites avec 40 milliards de ressources
  • prouvées et 20 milliards de réserves probables ;
  • Du fer pour 20 milliards de ressources prouvées et 12 milliards de réserves probables. On compte deux gisements de fer de classe mondiale avec une teneur avoisinant 70% (Chaîne du Simandou – Mont Nimba), et les gisements de Kalia (préfecture de Faranah), de Yombeli (préfecture de Forécariah) et de Kaloum (Conakry). Le gisement de Yombeli est en exploitation depuis juin 2012 et la première tonne de fer sera extraite du Simandou (bloc 3 et 4) en 2015 ;
  • De l’or, exploité artisanalement depuis le Moyen âge. De nos jours, l’exploitation artisanale se poursuit parallèlement à l’exploitation industrielle et semi industrielle. La principale région aurifère de Guinée est la Haute Guinée et en particulier le bassin de Siguiri (préfectures de Siguiri, Kouroussa, Mandiana, Dinguiraye, Kankan). On trouve aussi de l’or dans les zones de Fitiba (Mamou-Faranah), Sierra-Forè (à l’est de Kindia) et N’Zérékoré (Gama-Karana-Yomou) ;
  • Du diamant avec des réserves prouvées de 25 millions de carats et 500 millions de carats probables. Les principaux gisements sont localisés dans les préfectures de Kérouané, de Beyla, de Kindia, de Forécariah et du Sud Est de la Guinée ;
  • Du pétrole en offshore actuellement en prospection ;
  • D’autres minerais tels que le nickel, le titane, et des indices d’uranium, de cuivre, de cobalt…
  • Mais aussi du calcaire (200 millions de tonnes), et des agrégats en grande quantité répartis sur tout le territoire.
  • Le potentiel minéral de la Guinée est loin d’être circonscrit et précisé, d’où la volonté des autorités de poursuivre l’inventaire des ressources minérales à travers la certification des indices.
  • Le secteur minier représente en moyenne 15% du PIB, et 20 à 25% des recettes courantes de l’État et 80% des recettes d’exportations.
  • Le gouvernement compte accroître les revenus miniers par :
  • Un accroissement de la production minière ; à ce titre, l’exploitation du gisement de Kalia a été lancé en juin 2012, et le projet d’exploitation du Simandou – avec un chemin de fer de 650 km, un port en eau profonde – produira sa première tonne en 2015 ;
  • L’adoption d’un nouveau code minier en 2011 avec pour objectifs : la sécurisation de l’investissement étranger tout en préservant sa rentabilité, la création d’emploi, la préservation de l’environnement.
  • La transformation des produits miniers, notamment de la bauxite en alumine et de la mise en place d’une fonderie d’aluminium. La présence de grandes potentialités hydroélectriques constitue des atouts majeurs pour le développement de la filière.

Opportunités:

  • Au cours des 5 prochaines années, la Guinée aura besoin de plus 50 000 travailleurs qualifiés comme illustrés ci-dessus;

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  • A son apogée, le projet Simandou emploiera jusqu’à 18 000 personnes. A la phase d’exploitation les chiffres seront estimés à 8 000, ce qui est encore très élevé pour un projet d’exploitation minière ;Les entreprises qui investissent bénéficieront d’un certain nombre de mesures incitatives qui réduiront les coûts de production.

Défis:

  • Les bases inappropriées des écoles techniques et leurs modèles doivent être réadaptées pour combler les lacunes en compétences ;
  • Les établissements techniques et professionnels actuels ne sont pas équipés (en matériel et en personnel) pour former les futurs cadres techniques miniers ;
  • La Guinée ne dispose pas de moyens financiers pour investir dans la construction d’écoles.

Le Gouvernement guinéen a pris des mesures afin de renforcer sa capacité à développer les compétences du secteur et accroître ainsi les opportunités d’emploi. Par le biais du Ministère de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et la de la Formation Professionnelle (METEFP), des programmes sont en cours d’élaboration afin de construire des centres de formation professionnelle à travers le pays, en collaboration avec les partenaires au développement et les sociétés minières pour un coût estimé à 22 millions de dollars US.
Les centres prévus par le Gouvernement guinéen reproduiront le modèle du « Centre de Formation de Beyla » qui est un PPP entre le Gouvernement guinéen, Rio Tinto, et l’Agence Française de Développement. L’objectif consiste à former environ 1640 étudiants dans différents domaines de compétences au cours des 7 prochaines années. Le programme vise à équilibrer les compétences techniques de base avec des qualifications spécialisées ayant une adéquation immédiate et concrète aux besoins du secteur. Le centre prévoit en outre de procéder à une transition graduelle d’un centre de formation mobile à un centre de formation permanent qui sera uniquement axé sur le développement des compétences professionnelles dans une période de 3 ans. Cependant, compte tenu du nombre de projets miniers dans le pipeline et la demande prévue, le résultat prévu pour cette école unique sera insuffisant. Par conséquent, le METEFP a prévu la construction de 7 autres centres de développement des compétences.
Le METEFP a identifié les possibilités de créer des Unités de Formation mobile (UFM) à Kamsar, Forécariah, Macenta, Faranah, Kérouané, N’Zérékoré, Kankan suivant le modèle du Centre de Formation de Beyla. Cependant, celles de Kamsar, Forécariah et Kankan sont destinées à devenir des centres de développement des compétences permanents.

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Source: Ministère de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle

Il existe une opportunité de partenariat mutuellement bénéfique entre les investisseurs qui s’intéressent à la formation professionnelle. Idéalement, le partenariat doit comprendre des partenaires au développement ayant des accords bilatéraux avec la Guinée d’une part. Et d’autre part, le partenaire essentiel est une compagnie minière ayant une connaissance approfondie de la sécurité industrielle et des normes techniques. Ceci est nécessaire pour assurer la pertinence des programmes et fournir la demande en compétences. A travers cela, la société minière sécurise le personnel qualifié en accord avec ses besoins, son modèle d’exploitation et à des coûts inférieurs à comparativement à la main-d’œuvre importée.

  • Les établissements de formation doteront la Guinée de main-d’œuvre qualifiée possédant les compétences requises par les projets miniers.
  • Au-delà des projets miniers, cette main d’œuvre qualifiée constitue une source importante de travailleurs pouvant être utilisés dans les autres secteurs.
  • A long terme, ces éléments sont importants pour la stabilité sociopolitique de la Guinée.
  • Commencer par la création d’emplois ; ce qui réduit le taux de chômage. Comparativement, ces emplois sont relativement bien payés et réduisent la pauvreté, augmentent les revenus disponibles et contribuent à la croissance du PIB.
  • Les types de compétences qui seront développés à travers ces centres de formation peuvent avoir un effet d’entraînement, car ils sont également transférables entre les secteurs et réduisent à cet effet le risque de futures redondances.
  • En cas de baisse du marché de l’emploi, de telles compétences peuvent être valorisées dans des activités indépendantes et constituent une base pour la croissance du secteur des PME.
  • Au-delà des avantages économiques, la formation et l’emploi réduisent beaucoup de problèmes sociaux directement liés à l’absence de travail rémunéré chez les jeunes, et ont un impact direct sur le développement humain.