LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE

Son Excellence Alpha Condé est le Président de la République de Guinée depuis le 21 décembre 2010, date de son investiture.
Né le 4 mars 1938 à Boké (Basse-Guinée), Alpha Condé a été contraint à l’exil comme bon nombre de ses compatriotes sous le régime du Président Sékou TOURE.
Ancien Président de la fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF), Alpha Condé est arrivé en France à 15 ans. Il s’inscrit au lycée Gambetta à Toulouse, et termine au lycée Turgot, à Paris. Docteur en droit, l’ancien séminariste du collège des Pères de Conakry a été professeur à la Faculté de droit et des sciences économiques, à la Sorbonne.

Resté longtemps opposant en exil à Sékou TOURE, dont le régime l’avait condamné à mort par contumace, il devient à la disparition de celui-ci l’opposant le plus farouche de son successeur, Lansana CONTE. Son intransigeance et sa constance envers les deux régimes lui ont valu le titre d’ »opposant historique ». Il a consacré sa vie à la mise en place d’une démocratie plurielle en Guinée.

A son retour à Conakry, en 1991, Alpha Condé, à la tête du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), se bat pour la démocratie et pour le multipartisme. En 1993 il se présente à la présidentielle. Il finit deuxième avec 20,5 % des voix. Le général Conté est déclaré vainqueur avec 51,7 % des voix, tandis que les observateurs nationaux et internationaux chargés de la supervision du scrutin dénoncent un fort climat de fraude et que l’opposition conteste unanimement les résultats officiels. Les partisans de Condé s’insurgent particulièrement contre l’annulation par la Cour suprême de la totalité des résultats pour les préfectures de Kankan et Siguiri, où Alpha Condé est fortement majoritaire. Condé demande à ses militants de ne pas prendre le risque d’entraîner une guerre civile et de concentrer leurs efforts sur le scrutin suivant.

Lors de la prochaine élection présidentielle en 1998, il obtient 16,6 % des votes, le plaçant troisième derrière Lansana CONTE (56,1 %) et Mamadou Boye BAH (24,6 %). Quelques jours après le scrutin et avant la proclamation des résultats, Alpha Condé est arrêté et condamné à 5 ans de prison pour « atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national ». Son procès a été jugé par l’opinion nationale et internationale d’’’inéquitable’’. Il est libéré par grâce présidentielle le 18 mai 2001.

Après la mort de Lansana CONTE, en décembre 2008, et la prise du pouvoir par la junte militaire, conduite par Dadis CAMARA, Alpha CONDE centre son action politique sur le retour à un pouvoir civil et la tenue d’élections justes et transparentes. En février 2010, il annonce à Conakry la candidature de son parti pour le scrutin présidentiel de juin. Combattant inlassable de la démocratie en Guinée, Alpha Condé est finalement porté au pouvoir le 15 novembre 2010, à la suite du premier scrutin libre depuis l’indépendance.

Alpha CONDE est l’auteur de plusieurs ouvrages et publications.
Il avait déjà publié en 1972 : « Guinée, Albanie d’Afrique ou néo-colonie américaine », dans lequel il présentait sa vision de l’histoire politique et économique du pays.
En juin 2010, Alpha Condé publie un livre d’entretiens en collaboration avec Jean Bothorel, « Un africain engagé : ce que je veux pour la Guinée ». Il y raconte son parcours politique et ses ambitions pour la Guinée en tant que candidat à la magistrature suprême pour le premier scrutin présidentiel réellement démocratique de l’histoire de la Guinée.

La Présidence de la République de Guinée a été réorganisée par le décret no 050 du 28 février 2011. Selon ce décret, la Présidence de la République comprend l’ensemble des services destinés à permettre au chef d’État d’assumer ses missions constitutionnelles : concevoir et orienter la politique générale de la nation, impulser et contrôler l’action gouvernementale, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’État.
La Présidence de la République comprend :

  • Le Cabinet Civil
  • Le Secrétariat général de la Présidence
  • L’État-major particulier du Président de la République
  • Les organismes spécialisés

Le Cabinet Civil du Président de la République : a pour mission de gérer l’agenda du Président de la République, de superviser l’organisation matérielle des déplacements du Président, d’assurer le suivi des relations du Président avec les formations politiques, la société civile et les confessions religieuses.

Le Secrétariat général de la Présidence : a pour mission d’assister le Président de la République dans la formulation des choix stratégiques du pays, de préparer les décisions du Président par la mise à disposition d’une information régulière et complète sur l’action du gouvernement et sur la situation du pays, de vérifier la régularité juridique des actes soumis à la signature du Président, d’assurer la préparation des correspondances du Président, et de veiller à l’application de ses décisions.

L’État-major particulier du Président de la République: dirigé par un chef d’état-major. Il a pour mission de préparer, en relation avec le directeur de cabinet et le Secrétaire général de la Présidence, les décisions du Président en matière de défense et les réunions du conseil supérieur de la défense nationale, d’assister le Président de la République dans ses relations avec les états -majors et les services des différentes armées à travers le Ministère de la Défense nationale, de participer à l’organisation des honneurs militaires à rendre au Président de la République et aux chefs d’États étrangers lors des cérémonies officielles.

Les organismes spécialisés: directement rattachés au Président sont :

 La Chancellerie des ordres nationaux,

 La Banque Centrale,

 L’Agent Judiciaire de l’État,

 Le Secrétariat du Conseil Supérieur de la Magistrature,

 La Direction du Patrimoine bâti public,

 L’administration et le contrôle des grands projets.